La Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN) organise, du 11 au 13 août 2026 à Saly, un atelier national de partage consacré aux nouvelles orientations du Programme national de Bourses de Sécurité familiale (PNBSF).
Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de réforme structurelle engagée par l’État du Sénégal pour renforcer et moderniser les mécanismes de protection sociale. Elle vise notamment à adapter le PNBSF aux nouvelles orientations des autorités et aux exigences du référentiel « Sénégal 2050 », particulièrement son Axe 2 consacré au « Capital humain de qualité et équité sociale ».
Créé en 2013, le Programme national de Bourses de Sécurité familiale constitue aujourd’hui l’un des principaux instruments de la politique d’inclusion sociale de l’État. Il compte 355 013 ménages enrôlés, dont 64 217 personnes vivant avec un handicap. Le dispositif cible prioritairement les familles les plus pauvres et les personnes en situation de vulnérabilité.
Après plus d’une décennie de mise en œuvre, les autorités ont engagé une nouvelle étape dans la gestion du programme. Le décret n°2023-847 du 7 avril 2023 est venu renforcer son cadre juridique, notamment à travers le principe d’équité qui prévoit une durée de séjour de cinq ans dans le programme. Cette disposition doit permettre d’assurer une rotation plus équitable des ressources publiques et de favoriser l’accès des ménages les plus vulnérables aux prestations sociales.
L’atelier de Saly fait suite aux recommandations issues des concertations tenues en janvier 2026 par le Comité de pilotage du PNBSF. Les travaux portent principalement sur la révision des critères d’éligibilité, la validation de la stratégie de recertification ainsi que l’harmonisation des procédures d’exécution entre les différentes parties prenantes.
Au-delà des aspects techniques, cette rencontre traduit la volonté des pouvoirs publics de rendre le système de protection sociale plus efficace et mieux ciblé. La réforme doit notamment permettre d’actualiser les données sur les bénéficiaires afin de s’assurer que les ressources disponibles profitent effectivement aux ménages qui en ont le plus besoin.
« Nous sommes réunis avec toutes les parties prenantes du Comité de pilotage du Programme national de Bourses de Sécurité familiale pour échanger sur les nouvelles orientations des autorités concernant ce programme », a déclaré le Dr Amadou Diaw, directeur de cabinet de Marie Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités.
Selon lui, après douze années de mise en œuvre, il est devenu nécessaire de procéder à une réévaluation du dispositif. « Il est tout à fait normal, après 12 ans de mise en œuvre, de revoir les procédures de recertification », a-t-il souligné.
Le responsable a également insisté sur le rôle central du Registre national unique (RNU) dans le ciblage des bénéficiaires. « Le programme est adossé au RNU, le Registre national unique qui identifie les couches les plus vulnérables. Ce dispositif doit être mis à jour pour adresser les véritables cibles afin que le programme ait un impact réel », a-t-il expliqué.
À travers cette réforme, l’État entend ainsi consolider les fondements d’un système de protection sociale davantage axé sur l’équité, l’efficacité et l’inclusion. La DGPSN réaffirme, dans cette perspective, son ambition de contribuer à l’édification d’un modèle de protection sociale moderne, inclusif et durable, fondé sur les valeurs de solidarité nationale.
Aboubakry Kane






