Les revenus générés par le secteur extractif sénégalais au cours du premier semestre 2025 ont atteint 303,02 milliards de francs CFA, dont 293,24 milliards ont été affectés au budget de l’État, soit près de 97 % des recettes collectées. Ces chiffres sont publiés dans le rapport semestriel du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), qui sera remis ce vendredi au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, par le président du Comité national ITIE, Thialy Faye.
Selon le rapport consulté par l’APS, les paiements déclarés par les entreprises des secteurs minier et des hydrocarbures affichent une progression par rapport au premier semestre 2024. Le secteur minier demeure le principal contributeur aux recettes extractives avec 224,45 milliards de FCFA, contre 187,35 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 19,8 %.
Cette augmentation est principalement attribuée à la progression des taxes d’abattage, qui constituent la principale source de croissance des recettes minières. L’évolution est également soutenue par la hausse des redevances minières, des dividendes versés à l’État, des retenues à la source sur les salaires, de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières ainsi que de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). L’ITIE estime que ces performances traduisent une amélioration des niveaux de production, des résultats financiers des sociétés minières et, par conséquent, des recettes fiscales et parafiscales du secteur.
Le secteur des hydrocarbures enregistre, pour sa part, la plus forte progression avec des paiements passant de 45,79 milliards à 75,95 milliards de FCFA, soit une hausse de 65,9 %. Cette performance s’explique principalement par l’apparition de nouvelles recettes issues de la commercialisation de la part de production revenant à l’État, en lien avec l’entrée en production des nouveaux projets pétroliers et gaziers. À cela s’ajoutent la hausse des taxes d’abattage, de l’impôt sur les sociétés, de la TVA précomptée ainsi que des amendes et pénalités douanières.
Le rapport souligne que 96,77 % des revenus extractifs ont été orientés vers le budget de l’État. Le reste des ressources a été réparti entre le compte d’exploitation de PETROSEN, les fonds propres des organismes collecteurs, les contributions destinées à l’UEMOA et à la CEDEAO, les revenus reversés au Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC) ainsi que les dépenses sociales et environnementales.
L’ITIE relève que la structure de répartition des revenus demeure globalement stable par rapport au premier semestre 2024, avec une concentration toujours très forte au profit du budget national, qui capte plus de 95 % des recettes sur les deux périodes comparées.
Le document note toutefois une baisse des montants alloués aux paiements sociaux et environnementaux, ainsi qu’aux contributions destinées à l’UEMOA, à la CEDEAO et au COSEC, tandis que les fonds propres des organismes collecteurs sont restés stables.
À titre de comparaison, les recettes générées par l’ensemble du secteur extractif sénégalais avaient atteint 455,99 milliards de FCFA sur toute l’année 2024, contre 380 milliards de FCFA en 2023, confirmant la dynamique de croissance portée par les activités minières ainsi que le démarrage de la production pétrolière et gazière du pays.
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