Les populations déplacées de la Langue de Barbarie franchissent une nouvelle étape dans leur relogement. Ce samedi, sur le site de Diougop dans la commune de Gandon, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Bala Fofana, a inauguré un marché moderne et un poste de santé destinés aux familles affectées par l’érosion côtière.
Pour plusieurs habitants déjà installés sur le site, ces infrastructures représentent bien plus que de simples bâtiments. Après avoir quitté des zones menacées par l’avancée de la mer, beaucoup espèrent désormais reconstruire une vie plus stable, avec un meilleur accès aux soins, au commerce et aux services de base.
Cette cérémonie entre dans le cadre du Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience (SERRP), mis en œuvre par l’Agence de Développement municipal avec l’appui de la Banque mondiale. Selon les autorités, 305 villas ont déjà été réceptionnées, dont 181 remises à leurs bénéficiaires, permettant le relogement d’environ 7 000 personnes.
Le nouveau marché comprend 12 boutiques et 28 cantines. Le poste de santé, lui, doit permettre aux populations de bénéficier de soins de proximité sans devoir parcourir plusieurs kilomètres.
Lors de sa visite, le ministre a insisté sur la dimension humaine et climatique du projet.
« Ces infrastructures intègrent une approche assez intéressante. C’est l’approche de l’État du Sénégal face aux changements climatiques », a déclaré Moussa Bala Fofana.
Au-delà du relogement, le projet prévoit également la construction d’écoles, d’une mosquée et d’un centre socio-éducatif afin de créer un véritable cadre de vie pour les familles déplacées. À terme, près de 15 000 personnes devraient être relogées sur le site de Diougop.
Momar Alice NIANG








