Les organisations féminines du département de Ziguinchor bénéficient d’un important appui dans le cadre de leurs activités de transformation des produits locaux. Quinze moulins à céréales, offerts par la Première Dame, Marie Khone Faye, ont été réceptionnés et répartis entre les six communes du département, à raison d’au moins deux machines par commune.
La réception de ces équipements a eu lieu en présence du préfet de Ziguinchor, Latyr Ndiaye, qui a salué un geste venant répondre à une préoccupation majeure des femmes transformatrices. Selon l’autorité administrative, l’acquisition de moulins à céréales représente un investissement souvent difficile à supporter pour les organisations féminines, malgré leur rôle important dans la valorisation des produits locaux et le développement de l’économie communautaire.
Le préfet s’est également réjoui de la démarche de la Fondation de la Première Dame, qui a accompagné la remise des équipements par une formation préalable. Au total, 30 actrices issues de 15 organisations féminines ont bénéficié d’un renforcement de capacités portant notamment sur l’utilisation et l’entretien du matériel. Pour Latyr Ndiaye, cette formation constitue un facteur essentiel pour garantir la durabilité des équipements. Il a ainsi invité les bénéficiaires à veiller à leur bonne utilisation, mais également à anticiper les besoins liés à leur entretien et à leur amortissement.
Du côté des bénéficiaires, la satisfaction est également au rendez-vous. Aïda Khady Ndiaye, présidente des femmes et actrice de développement dans la région de Ziguinchor, a exprimé sa reconnaissance à la Première Dame pour cet accompagnement qui vient soulager les difficultés rencontrées par les femmes transformatrices. Elle a notamment évoqué les problèmes liés au transport des céréales vers les moulins, souvent éloignés des unités de production. À Brofaye Baïnouk, par exemple, les femmes éprouvaient d’importantes difficultés pour accéder aux équipements disponibles au marché Boucotte de Ziguinchor.
Cette situation avait même perturbé l’exécution de certaines commandes destinées aux cantines scolaires de la région. Avec la mise à disposition de ce nouveau moulin, l’organisation espère désormais améliorer ses capacités de production et répondre plus efficacement à la demande. Aïda Khady Ndiaye assure que les activités de transformation pourront reprendre rapidement au niveau de son unité de production.
Au-delà de la dotation en matériel, les bénéficiaires ont également salué la formation technique consacrée à la transformation des fruits et légumes. Elles ont particulièrement apprécié la polyvalence des nouveaux équipements, qui peuvent fonctionner à l’essence, à l’énergie solaire ou à l’électricité. Une caractéristique importante dans une région où l’accès au courant électrique demeure parfois difficile pour certaines unités de transformation.
De son côté, Bassirou Ngom, responsable de l’autonomisation des femmes au sein du programme d’autonomisation de la Première Dame, a indiqué qu’une équipe de techniciens a séjourné pendant cinq jours dans la région pour assurer la formation des bénéficiaires. Celle-ci a porté sur l’utilisation, l’entretien et la maintenance préventive des moulins, avec pour objectif de garantir une exploitation optimale et sécurisée des équipements.
À l’échelle nationale, le programme prévoit la distribution de 750 moulins à céréales modernes. La région de Ziguinchor doit en recevoir 45, répartis entre ses différents départements et communes. Le choix des organisations bénéficiaires repose, selon Bassirou Ngom, sur des critères visant à identifier les groupements de femmes ayant des besoins réels en équipements pour leurs activités de transformation agroalimentaire.
À travers cette initiative, l’objectif est de renforcer les capacités productives des femmes, de réduire les contraintes liées à la transformation des céréales et de favoriser leur autonomie économique. Les autorités et les responsables du programme invitent toutefois les bénéficiaires à assurer une bonne gestion des équipements afin de prolonger leur durée de vie et de permettre à la Fondation d’étendre progressivement son accompagnement à d’autres organisations féminines.
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