Face aux tensions politiques qui entourent l’examen de la loi de finances rectificative (LFR), le parti Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) appelle les acteurs politiques à privilégier l’intérêt supérieur de la nation au-delà des divergences partisanes. Dans une déclaration, son Bureau politique estime que les urgences sociales et économiques auxquelles sont confrontées les populations sénégalaises doivent primer sur les rapports de force politiques.
Le parti souligne que les Sénégalais font actuellement face à plusieurs difficultés, notamment la cherté de la vie, le chômage, les inondations et les problèmes d’accès aux soins de santé. Une situation qui, selon l’ARC, exige des réponses urgentes de la part des pouvoirs publics, plutôt qu’une paralysie des institutions.
Tout en reconnaissant la légitimité des exigences de transparence et de sincérité budgétaire dans l’examen de la LFR, l’ARC met en garde contre les conséquences d’un éventuel rejet systématique du texte. Une telle décision pourrait, selon la formation politique, compromettre l’exécution des programmes publics, ralentir les investissements, fragiliser le secteur privé et entamer la confiance des partenaires financiers du Sénégal.
Pour l’ARC, la continuité de l’État et le sens des responsabilités doivent guider les décisions des parlementaires. Le parti invite ainsi les différentes parties à sortir de la logique de confrontation pour privilégier un dialogue constructif susceptible de déboucher sur une issue consensuelle.
Toutefois, en l’absence d’un accord rapide, l’ARC demande au Premier ministre d’engager la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée nationale, conformément aux dispositions de l’article 86 de la Constitution, afin de permettre l’adoption de la loi de finances rectificative.
Par ailleurs, le parti réaffirme sa position en faveur d’une dissolution de l’Assemblée nationale dès le 2 décembre 2026. Une mesure qu’il présente comme une nécessité pour mettre un terme aux crises institutionnelles et ouvrir une nouvelle séquence politique.
À travers cette prise de position, l’ARC appelle ainsi les institutions et les acteurs politiques à faire prévaloir les intérêts des populations sur les considérations partisanes, dans un contexte où les attentes sociales et économiques demeurent particulièrement pressantes.
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