Il y a des journées qui passent. Et puis il y a celles dont une ville se souviendra toujours.
À Podor, le passage de la flamme olympique des JOJ Dakar 2026, ce lundi 5 octobre 2026, appartient incontestablement à la seconde catégorie.
Après la ferveur de la finale de la Coupe du Maire, disputée sur la nouvelle pelouse synthétique du stade Alassane Wade, personnellement financée et offerte à la jeunesse par le maire Mamadou Racine Sy, Podor vient de vivre un moment d’une tout autre portée.
La flamme olympique n’est pas un simple relais. Elle est un symbole universel. Elle porte l’idée de transmission, de paix, d’excellence et de fraternité.
Son passage par Podor, dans le cadre de cette tournée nationale qui traverse les quatorze régions du Sénégal, donne à la commune une séquence exceptionnelle.
Accueillie par le maire Mamadou Racine Sy et le préfet du département, Amadou Diop, elle a été reçue comme un honneur fait à toute une population.
Le maire ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Au nom des populations de Podor, il a dit leur « fierté » et leur « honneur » d’accueillir la flamme, avant de saluer le travail du COJOJ et de son président, Mamadou Diagna Ndiaye, dont il a souligné la relation de proximité ancienne.
Il a surtout formulé un souhait simple et fort : que ces Jeux soient une réussite pour le Sénégal.
Ensuite, le maire a placé l’instant dans le temps long. L’histoire retiendra que Podor a reçu la flamme olympique. Les générations futures en seront informées.
Tout est, en effet, là.
Cette journée, en effet, ne raconte pas seulement le passage d’une flamme. Elle raconte l’entrée d’un territoire dans une histoire qui le dépasse.
Elle arrive dans une commune où, la veille encore, la jeunesse était rassemblée autour du football, sur un équipement nouveau, dans une dynamique d’accompagnement qui s’étend aux équipes de navétanes et aux arbitres.
Le sport, ici, n’est donc pas seulement un spectacle. Il devient un instrument de cohésion, de responsabilité et de visibilité territoriale.
Et lorsque la flamme est portée par des figures issues de Podor telles Aïssatou Wéllé, Maïmouna Samb, Raby Gaye et l’ancienne gloire Mamadou Moustapha Kane dit « Pelé », c’est aussi une partie de la mémoire sportive locale qui marche avec elle.
Le préfet Amadou Diop a, pour sa part, salué une jeunesse podoroise attachée aux valeurs de l’olympisme : fair-play, don de soi et résilience.
Voilà pourquoi cette flamme est importante.
Elle ne fait pas que traverser Podor. Elle révèle Podor.
Elle révèle sa jeunesse, ses talents, ses figures, son histoire et cette volonté de ne plus regarder les grands rendez-vous nationaux depuis la périphérie.
Le mérite d’un territoire est aussi de savoir reconnaître les moments qui le grandissent.
Et celui-ci en est un. Mamadou Racine SY l’a compris en parlant moins de lui-même que de Podor, de sa jeunesse et de l’histoire que cette journée laissera derrière elle. Son engagement personnel dans le développement de la commune, notamment à travers des investissements réalisés sur ses propres moyens, trouve ici un prolongement symbolique.
Celui de donner à une jeunesse des espaces pour grandir, puis la voir accueillir l’un des plus puissants symboles du mouvement olympique.
Hier, Podor avait un terrain moderne. Aujourd’hui, elle reçoit une flamme. Demain, ce sera aux générations futures de raconter ce qu’elles auront fait de cette lumière.


Boubacar Mohamed SY
Écrivain







