Le Fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB) a remis à Kaolack des attestations de formation et des chèques de financement à près de 700 bénéficiaires. L’institution entend ainsi professionnaliser les acteurs de l’élevage et contribuer à la souveraineté alimentaire.
Le Fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB) veut passer d’un financement ponctuel à un accompagnement global des acteurs de l’élevage. C’est le message porté lors de la cérémonie organisée à Kaolack, au cours de laquelle près de 700 bénéficiaires ont reçu des attestations de formation et des financements destinés à leurs projets.
Fatoumata Diop Bakhoum, administratrice du FONSTAB, a rappelé que derrière chaque attestation se trouvent des femmes et des hommes appelés à mieux conduire leurs activités, et derrière chaque financement des projets susceptibles de devenir de véritables unités de production.
« Former, financer, accompagner et suivre » : telle est, selon elle, la chaîne qui doit rendre les interventions du FONSTAB plus efficaces. L’objectif est que les financements se traduisent par une hausse effective de la production, la création d’emplois et l’amélioration durable des revenus des familles.
Pour madame Fatoumata Diop Bakhoum Diouf, le financement seul ne garantit pas la réussite d’une activité d’élevage. Elle a insisté sur le coût de l’alimentation animale, l’un des principaux défis des producteurs. Le développement de la production fourragère, une meilleure valorisation des ressources alimentaires locales et le renforcement de l’autonomie des éleveurs figurent parmi les priorités évoquées.
Le FONSTAB entend aussi encourager une approche globale des projets, intégrant reproduction, santé animale, gestion, assurance et accès aux marchés, condition, souligne-t-elle, pour faire émerger des exploitations viables et durables.
Pendant la cérémonie, les attestations ont été remises aux personnes formées, tandis que des chèques de financement ont marqué le passage de plusieurs projets à leur phase de réalisation.
S’adressant aux bénéficiaires, l’administratrice les a invités à voir ces financements comme une responsabilité plutôt qu’une récompense. Leur remboursement doit permettre de renouveler les fonds et d’offrir à d’autres femmes, jeunes et organisations la possibilité d’en bénéficier à leur tour.
Sekou Diallo








