À Ziguinchor, les mareyeurs réclament la construction d’un marché central aux poissons pour faire face au manque d’espace et améliorer les conditions de commercialisation des produits halieutiques. Ils ont profité de la visite de la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, entamée ce mercredi 21 octobre, pour attirer son attention sur leurs difficultés et solliciter des solutions concrètes.
Au quai de pêche de Boudody comme au marché Escale, l’insuffisance des espaces de travail constitue une préoccupation majeure pour les professionnels. Malgré leur rôle essentiel dans l’approvisionnement de Ziguinchor et d’autres capitales régionales en produits halieutiques, les mareyeurs estiment que les infrastructures actuelles ne répondent plus aux besoins de leurs activités.
« Notre principale doléance est la construction d’un marché central aux poissons. À Boudody, l’espace dont nous disposons est trop petit pour exposer et conserver nos produits », a déclaré Pape Samba Dembélé, président des mareyeurs frigorifiques de Boudody.
Selon lui, les mareyeurs contribuent à l’approvisionnement de la région en poisson provenant notamment de Saint-Louis, de Kayar et d’autres localités du pays. En période de pénurie, ils se tournent également vers des marchés étrangers, notamment au Maroc et en Mauritanie, pour répondre à la demande.
Pour Pape Samba Dembélé, la construction d’un marché central permettrait d’améliorer les capacités de conservation des produits, de mieux organiser leur commercialisation et d’offrir aux professionnels un cadre de travail adapté. Il a également rappelé que les mareyeurs de Ziguinchor sont organisés en groupements d’intérêt économique (GIE), affiliés à l’Union nationale des mareyeurs du Sénégal. Ils espèrent ainsi pouvoir exposer leurs préoccupations à la ministre et obtenir des réponses à leurs principales doléances.
Les femmes transformatrices de produits halieutiques ont, elles aussi, profité de cette occasion pour dénoncer la précarité de leur environnement de travail. S’exprimant en leur nom, Honorine Badji a déploré l’absence d’équipements essentiels sur leur site, notamment l’éclairage et une clôture.
« Notre site n’existe que de nom. Il n’y a ni éclairage ni clôture, et nous travaillons dans des conditions très difficiles », a-t-elle regretté. Les transformatrices plaident pour l’aménagement d’un espace fonctionnel et mieux équipé, susceptible d’accroître leur capacité de production et de faciliter l’accès à de nouveaux débouchés, notamment les marchés d’exportation.
Au quai de pêche de Boudody comme au marché Escale, les acteurs de la filière halieutique attendent désormais des mesures concrètes pour répondre à leurs besoins. Pour les mareyeurs, la réalisation d’un marché central aux poissons apparaît comme un levier essentiel pour améliorer les conditions de travail, renforcer la conservation des produits et mieux structurer la commercialisation du poisson à Ziguinchor.
Emedia









