Le Sénégal entend renforcer son dispositif de sécurité sanitaire à travers une stratégie nationale intersectorielle fondée sur l’approche « Une seule santé » (One Health).
L’un des principaux axes présentés par le Directeur général de la Santé lors de la rencontre consacrée au projet de renforcement des capacités de prévention et de préparation aux urgences sanitaires.
Le projet bénéficie d’un financement de 24,6 millions de dollars du Fonds de lutte contre la pandémie. Il vise à renforcer les capacités du Sénégal en matière de prévention, de détection et de réponse aux épidémies, à travers une meilleure coordination des différents secteurs concernés.
L’approche « One Health » repose sur une collaboration étroite entre la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale.
L’objectif est de mieux anticiper les risques sanitaires liés aux interactions entre les populations, les animaux et leur environnement.
Le Directeur général de la Santé a présenté trois domaines prioritaires. Le premier concerne le renforcement des systèmes d’alerte précoce et de surveillance des maladies, avec notamment la mise en place d’une plateforme permettant une meilleure gestion et un meilleur partage des données multisectorielles.
Le deuxième axe porte sur le renforcement du réseau national de laboratoires. Le projet prévoit notamment l’amélioration des capacités de diagnostic rapide, de séquençage et de surveillance génomique, ainsi que la formation du personnel et le renforcement des équipements et de la logistique.
Le troisième domaine concerne le développement du capital humain. Le Sénégal ambitionne notamment de renforcer ses effectifs d’épidémiologistes et les compétences des agents intervenant dans la surveillance et la réponse aux menaces sanitaires.
Le besoin identifié est d’au moins 90 épidémiologistes formés.
La question de la coordination occupe également une place centrale dans le dispositif. La mise en œuvre du projet doit associer les différents niveaux de gouvernance, du niveau national au niveau régional et sous-régional, avec la participation de plusieurs partenaires, dont la Banque mondiale, l’UNICEF et la FAO.
Le projet prévoit par ailleurs un mécanisme de suivi et d’évaluation, comprenant des réunions régulières, des missions de supervision ainsi que des évaluations à mi-parcours et finale. L’objectif est de mesurer les progrès réalisés et de garantir une mise en œuvre efficace des différentes actions.
À travers cette initiative, le Sénégal cherche ainsi à disposer d’un système de sécurité sanitaire plus intégré, mieux coordonné et capable de détecter rapidement les menaces, tout en renforçant les capacités des acteurs et des structures sur l’ensemble du territoire
Khady Seck, stagiaire







