L’Iran a annoncé dimanche la découverte de plus de 200 milliards de mètres cubes de gaz naturel dans le sud du pays, alors que son secteur énergétique est durement affecté par la guerre au Moyen-Orient et les dommages causés à plusieurs infrastructures stratégiques.
« De nouvelles réserves de gaz ont été découvertes dans le sud de la province de Fars », a déclaré le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, cité par la télévision d’État. Selon lui, plus de 160 milliards de mètres cubes pourraient être récupérés et exploités à partir de ce nouveau champ gazier.
Le ministre a également souligné la qualité du gaz découvert, présenté comme particulièrement « doux ». Il ne contiendrait notamment pas d’hydrogène sulfuré ni d’autres composés acides, une caractéristique qui devrait permettre de réduire les coûts liés à son exploitation et au développement des installations nécessaires à sa production.
Cette découverte ne devrait toutefois pas avoir d’impact immédiat sur l’approvisionnement énergétique du pays. D’après Bloomberg, la mise en production de ces nouvelles réserves ne devrait pas intervenir avant plusieurs années.
L’annonce intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le secteur énergétique iranien. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, plusieurs infrastructures énergétiques du pays ont été endommagées.
Des installations gazières, des réservoirs de pétrole ainsi que des infrastructures routières ont notamment été ciblés, mettant sous pression un secteur stratégique pour l’économie iranienne. La découverte de ces nouvelles réserves pourrait ainsi représenter, à plus long terme, un atout important pour renforcer les capacités gazières de l’Iran.
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